Des les premiers beaux jours, les motards Jurassiens seront appelés à se remobiliser notamment contre les 80 km/h…
On ne lâche rien. Ni contre le 80, ni contre les ZCR, ni contre le contrôle technique. Cela a été rappelé vendredi 25 janvier lors de la réunion mensuelle de la FFMC 39…
Maintenant qu’Emmanuel Macron a publiquement reconnu que le passage en force des 80 km/h était « une connerie de son Premier ministre », il serait temps qu’il en tire les conséquences, et annule purement et simplement le décret imposant cette mesure.
C’est ce que demande la FFMC 39, qui s’oppose à l’idée de laisser aux instances départementales le libre choix de maintenir ou pas les 80 sur leur réseau routier et qui a, vendredi soir à l’occasion de sa réunion mensuelle, annoncé que les motards jurassiens allaient prochainement être invités à repartir en guerre…
Sauf si la mesure devait être annulée à l’issue du grand débat national, la FFMC 39 annonce donc le retour des manifestations aux premiers beaux jours contre le 80, mais aussi contre tous les maux qu’elle dénonce depuis des années, notamment la création des zones de circulation restreinte qui vont exclure de nombreux motards des villes, ou encore contre la privatisation des contrôles de vitesse, la mise en place du contrôle technique moto et l’application du malus « écologique » sur l’achat des motos.
Cela en plus de demandes portant sur la baisse de la fiscalité sur les équipements de sécurité des motards, l’entretien correct du réseau routier, le doublement des barrières de sécurité et la suppression des points noirs, qui seraient autant de mesures positives pour la sécurité routière.
Plus localement, la FFMC 39 est aussi engagée au côté des hospitaliers pour la défense du SMUR 2 de Lons-le-Saunier, « un dossier qui nous concerne tous » et réfléchit, même si elle doute de son issu, à organiser un débat, dans le cadre du grand débat national, qui serait axé sur les questions de sécurité routière et de mobilité.
« Contrairement aux idées reçues de certains, la Fédé 39 comme la FFMC nationale ne touchent pas de subventions des pouvoirs publics. Le seul moyen de défendre les motards et nous donner les moyens d’agir est d’adhérer« , a rappelé au passage le coordinateur, Alain Mazzier.
Tous ces points seront d’ailleurs abordés lors de l’assemblée générale de la Fédé, qui se tiendra le samedi 16 février au centre social de Pavigny à Lons-le-Saunier à partir de 19 heures.
Pour les adhésions et réadhésions, le bulletin est en ligne : cliquer ici.
Non, M. Macron. La FFMC 39 ne veut pas d’aménagement à géométrie variable de la mesure 80 km/h, mais l’abrogation pure et simple du décret pour l’ensemble du territoire national !
Le Président de la République, Emmanuel Macron, lors du lancement du Grand débat national devant les maires, dans l’Eure.
Non content d’avoir pris une mesure aussi inefficace que pourvoyeuse de révolte avec le passage en force des 80 km/h au mois de juillet dernier, le Président de la République plonge aujourd’hui les motards Jurassiens dans la plus grande perplexité en cherchant une porte de sortie à la crise qu’il a lui même créée.
Non, il n’existe pas de « manière plus intelligente de mettre en œuvre » la mesure des 80 km/h.
Et inviter les maires réunis dans l’Eure, mardi 15 janvier 2019 pour le lancement du grand débat national, à « faire des propositions » qui pourraient laisser aux collectivités territoriales le choix de changer les limitations de vitesse à géométrie variable, d’un département à l’autre, d’une départementale à l’autre, n’est pas envisageable.
La demande de la FFMC 39 est simple : abrogation pure et simple du décret instituant les 80 km/h !
Nous sommes en revanche d’accord avec le Président de la République, Emmanuel Macron, lorsqu’il indique qu’au fond, « l’objectif c’est de réduire le nombre de morts sur les routes ». Effectivement, « personne ne peut être contre ». Mais nous sommes convaincus, instruits par l’expérience, que la vraie sécurité routière doit se construire avec les usagers, et non contre eux en multipliant les mesures répressives, les normes, les radars.
La vraie sécurité routière doit accompagner les jeunes permis, former, responsabiliser motards et automobilistes tout au long de leur existence. Elle passe aussi par la remise à niveau et l’entretien des infrastructures, le traitement des points noirs, le doublement des barrières de sécurité, la baisse de la TVA sur les équipements pour les motards, autant de mesures que nous réclamons, en vain, depuis des années.
La machine a PV, doit désormais être remisée aux oubliettes de l’histoire. Les usagers et leurs représentants doivent être écoutés par l’État..
La FFMC 39 prend acte du grand débat national. Elle espère qu’il conduira à un réel changement dans la façon de se comporter des autorités et représentants de l’État au niveau national comme à l’échelon local.
Elle invite les motards du Jura à rester mobilisés contre les 80 km/h, contre la Sécurité rentière et à se tenir prêts pour de nouvelles manifestations.
On ne lâche rien. Non aux 80 km/h !
Voici la vidéo de ce grand débat. Vous pouvez en regarder l’intégralité des 3 heures et 40 minutes, mais pour ceux qui n’auraient pas le temps, nous vous avons calé la vidéo sur le passage concernant les 80 km/h.
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Et pour ceux qui se demandent encore à quoi sert la FFMC 39, sur la base du travail réalisé par la FFMC 16, nous avons mis en ligne un petit clip vidéo :
Quelques photos pour évoquer ces 20 ans d’histoire de la FFMC 39
Cette année, la FFMC 39 fête ses 20 ans ! L’étonnante histoire de sa création a été racontée par Voix du Jura (édition du 27 décembre). En voici le texte :
« Vingt ans ! En fêtant en cette fin d’année 2018 son 20e anniversaire, l’antenne jurassienne de la Fédération française des Motards en colère entend plus que jamais porter la voix des usagers des deux et trois roues dans une France qui les prend assez peu en considération…
Flash-back. La FFMC « nationale » est née en février 1980 portée par le regroupement des « motoclubs pirates » (alors en rupture avec la Fédération française de motocycle) unis pour rejeter (entre autres) la vignette moto de Giscard d’Estaing. Pour le gouvernement d’alors, ces « braillards casqués » n’étaient que quantité négligeable. Plus fine mouche, François Mitterrand, candidat à l’élection présidentielle de 1981, leur a promis l’abolition de cette vignette s’il était élu. Il l’a été, le 10 mai 1981, avec les nombreuses voix des motards et a tenu sa promesse : la vignette est passée à la trappe en juin et un délégué interministériel à la sécurité routière a été nommé avec pour mission claire d’inviter la FFMC à la table de négociations lors de la mise en place d’une « commission nationale moto » devant plancher notamment sur la réforme du permis…
« On est parti à 54 membres, ce n’était pas mal ! »
Les motards Jurassiens et leurs moto-clubs ont bien entendu suivi ces combats contre la vignette moto, pour la sécurité routière et la formation, autant de thèmes qui sont encore défendus. Mais c’est par un incroyable concours de circonstances qu’ils vont se retrouver, en novembre 1998, pour créer « la 39 » comme ont dit.
« A l’Union départementale CGT, on était quelques motards avec notamment Michel Faivre-Picon ou Alain Guillot, qui est toujours membre de la FFMC », explique Antoine Staffelli, l’un des piliers du groupe. « On a eu l’idée de fédérer les motards et créer une antenne FFMC, car on voyait que ça roulait bien dans le Jura. On a donc décidé d’organiser une réunion avec les motards qu’on connaissait au Centre social, mais quand je suis allé réserver la salle, la secrétaire m’a dit qu’il y avait déjà une réunion de motards programmée ce jour-là. Sans qu’on se connaisse, ni qu’on se concerte, un autre groupe de motards, autour de Jean-Pierre Comtet, avait eu la même idée. On s’est alors contactés et on a décidé de tenir une réunion commune… »
Cette première réunion constitutive de la FFMC 39 s’est déroulée le 30 novembre 1998, mais l’association est officiellement née le 1er janvier 1999. « On devait être une soixantaine, réunis dans la petite salle du bas. Il y avait aussi les motocistes et Alain Ramel, qui représentait officiellement la FFM. C’est lors de cette réunion qu’a été constituée la FFMC 39, avec Jean-Pierre Comtet comme président, Alain Guyot comme vice-président, Annie Germain comme secrétaire et Christiane Tassi comme trésorière. On est parti à 54 membres, ce n’était pas mal ! »
Tout de suite, la FFMC 39 s’est intéressée aux infrastructures. « À l’époque, les barrières de sécurité n’étaient pas doublées dans les virages. Et un jour, il y a eu un accident dans les Monts de Vaux. Un gendarme motocycliste a fait une chute et a eu la jambe sectionnée. On a emmené les élus sur place et à la demande du « Monsieur Moto »de la Préfecture, tous les virages serrés ont été doublés. »
La revendication d’un doublement des barrières de sécurité dans les virages plus ouverts, là ou les motards passent un peu plus vite, reste actuelle. Mais sans effet, malgré des accidents qui occasionnent toujours de graves blessures aux conducteurs de deux-roues.
Déchirement
En 2001, la jeune FFMC 39 va traverser une crise avec le déchirement de deux groupes qui ne poursuivaient visiblement pas le même but entre leludique et le revendicatif.
Un nouveau bureau est alors nommé à l’issue d’une assemblée générale 2002 « pour le moins compliquée ». Les effectifs ont alors fondu, descendus à 37 membres, mais au moins, les choses sont claires. Et la « 39 » va poursuivre son chemin. « On est resté une trentaine d’adhérents jusqu’en 2009 et ça a commencé à monter en 2010 avec la mise en place des réunions mensuelles, mais aussi la montée en puissance de la politique sécuritaire. On a aussi organisé les Assises nationales de la FFMC dans le Jura, cela a donné une visibilité au mouvement. En 2012, on a commencé à l’année à 88 et on l’a terminée à 135. »
Equilibre
En 2017, la FFMC 39 a atteint les 206 adhérents. Ce chiffre devrait être à peu près égalé en 2018, dépassé, même, en comptant les assurés de la Mutuelle des Motards, membres de droit (cependant sans droit de vote) de la FFMC. « Mais ce n’est pas suffisant », conclut Antoine Staffelli. « On estime qu’il y aurait 2 500 à 2 600 motards dans le Jura pour 3 400 motos immatriculées. Pour peser réellement, on devrait être 500 membres ! »
Vingt ans après sa création, la FFMC 39 reste mobilisée pour une réelle sécurité routière et la prise en compte des motards dans les plans gouvernementaux, plutôt que la multiplication des radars et l’abaissement de la vitesse à 80 km/h. En effectuant des mesures des ralentisseurs dans les communes, en se déplaçant sur les lieux des accidents, en incitant les motards à poursuivre leur formation après l’obtention de leur permis, elle oeuvre dans le sens d’une route partagée. Sans oublier les moments de retrouvailles et de convivialité à l’occasion de manifestations plus ludiques : rallye annuel, voyages, défilés de Noël ou repas…
De la première fête de la moto aux manifestations contre le 80 km/h et la signalisation des points noirs sur nos routes, depuis 20 ans, la FFMC 39 défend et représente les motards du Jura. »
La manifestation pour la sauvegarde du SMUR 2 à Lons-le-Saunier, vendredi 7 décembre.
L’annonce par l’Agence régionale de santé du report, tant qu’une solution acceptable par tous n’aura pas été trouvée, de la suppression de la 2e ligne du SMUR de Lons est une victoire. Provisoire, peut-être, mais une victoire quand même.
On peut lire dans un journal des plus sérieux cette étrange accroche d’article : « Après les événements violents du 1er décembre, des experts tentent de comprendre le surgissement d’un mouvement inédit. »
Il ne fallait pourtant pas être grand clerc pour deviner que depuis des mois, la colère montait dans la France rurale et périphérique jusqu’à atteindre ce point d’ébullition qui donne la jaunisse à nos ronds-points comme à nos dirigeants.
Ainsi, en avril dernier, la FFMC 39 avait prophétisé les troubles qui arrivent lors d’une rencontre assez surréaliste avec le directeur de cabinet du Préfet du Jura, à l’issue d’une manifestation contre la mise en place des 80 Km/h.
Toutes les alertes qui ont suivi, que ce soit au niveau local ou national, insistant sur le fait que cette mesure était un véritable chiffon rouge agité face à des usagers de deux, trois et quatre roues déjà pris pour des vaches à lait, ont été accueillies avec le même haussement d’épaules par les élites.
Pire, la seule réponse du Préfet du Jura à la FFMC 39 a été de retirer à cette association de trublions osant contester les certitudes du despote assez peu éclairé qu’est Edouard Philippe, les modestes subventions octroyées par le Plan départemental d’actions de Sécurité routière (PDASR) dans le cadre d’un vrai travail de sécurité routière…
Il est encore trop tôt pour commenter les effets et résultats de la mesure 80. Mais le rouleau compresseur de l’État a continué d’écraser le Jura jusqu’à l’annonce, par l’Agence régionale de Santé, du projet de suppression de la ligne 2 du SMUR. Cela parce que la technostructure, sans tenir compte des particularités locales ni des fermetures de services subies à Champagnole et Saint-Claude, a décidé qu’il n’y aurait qu’une seule ligne de SMUR par établissement.
Une mesure qui aurait réellement mis en péril la vie des Jurassiens, les deux lignes de SMUR étant très sollicitées.
Les motards et la FFMC 39 se sont aussitôt levés contre ce projet inique et unis aux blouses blanches, aux Gilets jaunes, aux élus et aux citoyens ont appelé a participer à la grande manifestation qui, le 7 décembre, a provisoirement fait plier l’ARS.
Cette première victoire prouve que sans violence, en étant unis et solidaires, on peut porter des revendications et se faire entendre. Nous avons gagné une bataille, mais pas la guerre. Et plus que jamais, la FFMC 39 sera présente et à vos côtés en 2019 pour faire bouger les lignes.
La FFMC 39 était partie prenante de cette manifestation.
Samedi, l’atelier sur les Zones de circulation restreinte.
C’est dans le Jura, au VVStar de Lamoura, que se sont déroulées, samedi 10 et dimanche 11 novembre, les Journées Techniques d’information (JTI) organisées chaque année par la FFMC Nationale.
Côté organisation, la « 39 » avait bien sûr été mise à contribution pour l’accueil dans de meilleurs conditions possibles des représentants des différentes antennes, ce qui représentait environ 150 personnes.
Lors de la réunion plénière
Ces journées sont l’occasion pour les motards d’aborder des thèmes techniques très divers, comme notre site internet, la mise en place des zones à circulation restreinte ou les politiques gouvernementales, mais aussi de réfléchir à la mobilité de demain et la transition énergétique.
Samedi 10 novembre, après la réunion plénière, des ateliers thématiques ont ainsi évoqué la mise en place des zone de circulation restreinte (ZCR), la gestion de la trésorerie avec le logiciel SCOTR de la FFMC, les subventions et la loi sur la protection des données personnelles (RGPD).
Dimanche 11 novembre un débat a été engagé sur les onze mesures du Gouvernement concernant la transition énergétique des deux roues motorisés.
Sur ce sujet de la transition énergétique et le monde motard, le coordinateur national, Fabien Delrot, a accordé une interview à Voix du Jura / actu.fr qui est consultable en ligne sur le site internet du journal : cliquer ici.
La FFMC 39 était invitée à la grande journée de Sécurité routière organisée par les lycées Jean-Michel, Montciel et Le Corbusier de Lons-le-Saunier, ce vendredi 12 octobre 2018.
Au côté d’autres associations – donc certaines ont une vision radicalement différente de la sécurité routière – ce ne sont pas moins de douze motards, simples adhérents de la FFMC 39 ou intervenants ERJ, qui ont été mobilisés.
Comportement routier, équipements de protection, partage de la route, prise de conscience du danger, anticipation, vigilance, mais aussi passion de la moto… tous ces thèmes ont été abordés avec pas moins de 600 jeunes des classes de seconde des trois établissements. Avec pédagogie, dialogue et sans donner de leçons aux jeunes…
Au final, cette journée a été l’occasion de bons échanges et de contacts intéressants avec les jeunes.
Les messages ont été passés, notamment sur le partage de la route ou le danger des SMS au volant : espérons qu’ils seront profitables pour ces élèves en âge de conduire leurs premiers deux-roues et qui, bientôt, seront en conduite accompagnée.
Le stand de la FFMC lors de la Virade de l’Espoir de Lons-le-Saunier
La FFMC, « Motards et citoyens », ce n’est pas du flan. Les motards Jurassiens l’ont encore prouvé ce dimanche 30 septembre en participant nombreux à la Virade de l’Espoir de Lons-le-Saunier.
Ce sont en effet dix motos, deux trikes, deux Canam et un side-car qui proposaient aux visiteurs des baptêmes moto.
Au cours de la journée, ils ont été 57 à en profiter, ce qui a permis de récolter 265 euros, somme intégralement remise aux organisateurs de la Virade en fin d’après-midi.
Outre la solidarité avec les malades atteints de Mucoviscidose, cette journée a donc permis de faire découvrir le plaisir de la moto à de nombreuses personnes, toutes ravies de leur balade en deux ou trois roues…
Merci aux motards qui ont réalisé les baptêmes et à ceux qui se sont occupés de la logistique pour tenir le stand et équiper en casque, blouson et gants les bénéficiaires…
Le stand de la FFMC lors de la Virade de l’Espoir de Lons-le-Saunier
La FFMC 39 étant toujours privée d’utilisation de la piste d’examen du permis de conduire pour ses coachings « Nos limites », c’est à Dole, sur la piste privée de Moto Box 39 que les motards se sont retrouvés, dimanche, pour une journée d’exercices et de formation sous la férule de Thierry, Julien, Mathias et bien sûr du moniteur, Sébastien, de Street Passion à Mouchard. Sans oublier Catherine pour les photos et la logistique…
Au programme : slaloms lents et rapides, épreuves d’équilibre (dont une course de lenteur), freinages d’urgence, contre-braquage, évitements et contrôle des trajectoire, bref, tout ce que les motards doivent parfaitement maîtriser pour rouler en toute sécurité et faire face aux pièges de la route. Avec un petit plus par rapport aux épreuves de « plateau » que tous ont passé (il y a plus au moins longtemps) pour obtenir le permis moto : la bonne humeur et la détente…
Comme toujours lors des coachings « Nos limites », on pouvait trouver une grande diversité de motos : de la 125 au gros cube, sportives, roadsters ou routières et des motards abordant les « épreuves » avec une certaine humilité…
A voir : la vidéo du départ de la course de lenteur (avec une grosse surprise…)
C’est une nouvelle affaire « abracadabrantesque » qui nous arrive, ne grandissant ni l’État, ni le Gouvernement. Pour cause d’insubordination à la mesure des 80 km/h, la Préfecture du Jura a décidé, ni plus ni moins de punir la FFMC 39 en lui refusant le financement de deux actions relevant de la (vraie) sécurité routière : les coachings nos limites, qui entrent pourtant dans le cadre de la formation continue des pilotes de deux roues du 125 au gros cube, et les interventions auprès des collégiens Jurassiens sur le thème du partage de la route. Alors que ces actions ont, pour la plupart, déjà été menées.
S’ajoutent à cela, l’abandon de la traditionnelle « journée des braves », « l’oubli » de la FFMC et des autres usagers lors de la venue dans le Jura d’Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière (qui n’avait donc plus qu’à prêcher dans le désert, devant une salle de convaincus), ou encore la non sécurisation par les forces de l’ordre de nos manifestations…
Bref, cela commence a faire beaucoup. Et à bien faire. Est-ce en effet le rôle d’un haut fonctionnaire de décider ainsi de « punir » une association parce qu’elle ne figure pas parmi les laudateurs du Gouvernement ? Et la neutralité de l’État, dans tout cela ?
Alertée par les Jurassiens, la FFMC nationale a vivement réagi a cette injustice et va interpeller le ministre de l’Intérieur, d’autant que d’autres antennes semblent être visées par des mesures similaires.
« La sécurité routière est-elle vraiment un objectif des pouvoirs publics ? », se demande alors la FFMC, « le directeur de cabinet de la Préfecture du Jura refuse aux animateurs bénévoles de la FFMC de mettre en œuvre le plan d’amélioration de la sécurité routière décidé par le Premier ministre, sur la base des recommandations du Conseil national de la sécurité routière (CNSR) auquel siègent les représentants de la FFMC, CNSR placé sous l’égide du Ministère de l’Intérieur qui est le ministère de tutelle du directeur de cabinet de la préfecture du Jura. Alors soit ce refus est le fait d’un fonctionnaire qui, sur une conviction personnelle, attribue ses budgets de PDASR selon ses propres préférences, soit il exécute des ordres de sa hiérarchie, c’est-à-dire le préfet et plus haut, le Ministre de l’Intérieur, M. Gérard Collomb. » (lire ici l’intégralité du communiqué)
Au final, face à cette décision de la Préfecture du Jura, la FFMC 39 ne baissera pas les bras, en dénonçant haut et fort cette attitude pour le moins surprenante des représentants de l’État et en maintenant ses opérations ERJ à destination des collégiens et les « coaching Nos limites », parce qu’il en va de notre liberté !
Malgré la décision des services de la préfecture de ne plus nous accorder le prêt de la piste d’examen pour faire cette journée de formation, celle ci a pu se faire grâce à Moto Box de Dole, concessionnaire Yamaha qui sans hésiter nous a mis à disposition son parking et piste privés. Qu’il en soit ici infiniment remercié.
Je tiens aussi à remercier tous les participants pour leur sympathie et écoute ainsi que leur application et implication dans les exercices. Merci à notre professionnel (Sébastien Rebouillat, Moto- Auto école Street Passion d’Arbois et de Mouchard) et je n’oublierai pas Thierry et Catherine. Nous vous annonçons que nous ferons une dernière formation pour 2018 courant septembre (en principe le 16). N’hésitez pas à vous inscrire vers Thierry (N° de tél sur l’affiche), on n’est jamais suffisamment formé et on continue d’apprendre tous les jours.
Cela fait le troisième accident moto en quelques semaines : un motard contre glissière de sécurité non doublée, moto qui perd son adhérence sur une route en mauvais état plus gravillons non signalés, voiture qui percute une moto.
Moi même sur tronçon de route à 90 hier voiture qui me coupe la priorité (elle sortait du parking du surchauffant), concentration et évitement me permettent aujourd’hui d’être en vie.
Donc, non Messieurs Édouard Philippe, Barbe et Préfet du Jura, les motards ne se tuent pas, on les tue !
Infrastructures dangereuses, réseau routier non entretenu, mauvaise perception et appréciation des distances, distraction, etc., sont des causes d’accidents bien connues des motards. Passer les routes à 80 ne changera rien pour nous, mettre de l’argent pour améliorer le réseau routier, insister sur la formation, la prévention, la responsabilisation, l’éducation et apprendre à respecter l’autre, voila des pistes qui permettraient d’améliorer la sécurité des usagers, de changer les comportements et amélioreraient les chiffres de la sécurité routière.
Il paraît que le marquage sur la chaussée est réglementée. Alors quelques membres de la FFMC sont allé rétablir un semblant d’ordre sur les routes du haut Jura, par un beau dimanche de printemps, histoire de recouvrir quelques marquages illégaux effectués par… le Conseil départemental.
Quand le Cantal s’illustre dans le Jura
Mystère et boules de gommes. Un commando de motards Jurassien a nuitamment investi le Jura histoire de bâcher le radar des Rousses, dans le haut Jura. Au passage, ces motards réclamaient la démission du Premier ministre, Edouard Philippe, a-t-on pu lire sur le site de la Voix du Jura / actu.fr…
Le Caoching confiance proposé par la FFMC 39 est un stage de perfectionnement à la conduite des 2 roues motorisés du 125 au gros cube. Ce stage est encadré par un moniteur professionnel moto et s’adresse aux motards voulant reprendre le guidon après un temps d’arrêt de la moto, à ceux souhaitant réviser les fondamentaux, aux débutants, conducteur de 125 cm3 ou de gros cubes, pour une conduite plus sûre et plus sereine.
Il consiste en des exercices de maniabilité lente, de freinage d’urgence et d’évitement, l’étude des trajectoires. Le matin, les exercices se déroulent sur piste (à Dole ou sur Lons), l’après-midi, le travail des trajectoires se peaufine sur route.
EN VIDEO
Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à venir à notre rencontre lors de nos réunions mensuelles, tenues généralement le dernier vendredi du mois à Lons-le-Saunier.