CT2RM : Deux ans d’aberration, la résistance s’invite à l’Assemblée nationale !

Avril 2026. Deux ans après l’entrée en vigueur du contrôle technique pour les deux-roues motorisés (2RM), le constat de la FFMC reste sans appel : cette mesure, imposée contre toute logique de sécurité routière, n’est qu’une taxe de plus sur la mobilité des motards. Mais notre persévérance porte ses fruits : le combat législatif franchit une étape historique au Palais Bourbon.

Une victoire démocratique : La pétition n° 3070 examinée par les députés

La mobilisation citoyenne n’est pas vaine. Le mercredi 8 avril 2026, la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire de l’Assemblée nationale a statué sur plusieurs pétitions. Alors que de nombreux dossiers sont classés sans suite, la pétition n° 3070 demandant l’abrogation du contrôle technique des motos, soutenue activement par la FFMC, a été officiellement retenue pour examen.

C’est une étape majeure : le débat parlementaire va enfin avoir lieu, offrant une chance de remettre en question un décret imposé par voie réglementaire après des années de résistance des usagers. La démocratie reprend ses droits face à une décision prise sous la contrainte du Conseil d’État et le lobbying d’associations déconnectées des réalités du terrain.

La FFMC demandera évidemment à être entendue sur ce sujet par la commission.

Pourquoi le CT2RM est une aberration : L’argumentaire de la FFMC

L’opposition de la Fédération ne repose pas sur un simple refus de la contrainte, mais sur une analyse rigoureuse et scientifique de la sécurité routière.

L’absence de corrélation avec les accidents : depuis 2008, la FFMC s’appuie sur l’étude européenne MAIDS, qui prouve que l’état technique du véhicule est en cause dans moins de 0,5 % des accidents de deux-roues.

La spécificité de la conduite moto : contrairement à l’automobiliste, le motard est physiquement tributaire de sa machine. Par pur instinct de survie, il ressent la moindre défaillance (freinage, direction, pneus) et la corrige immédiatement. Le contrôle technique est donc superflu pour une population qui entretient déjà rigoureusement ses véhicules.

Un fiasco technique sur le terrain : via la plateforme racontemoitonct.ffmc.fr, la FFMC a compilé des témoignages accablants montrant l’incompétence de certains contrôleurs face à des machines spécifiques, des tarifs prohibitifs et une absence totale de conseils de sécurité.

Un profit industriel déguisé : pour la FFMC, ce dispositif est avant tout une rente de situation pour les lobbies du contrôle technique, au détriment du pouvoir d’achat des motards.

La FFMC exige d’être reçue par le Ministre

La FFMC ne se contente pas de contester ; elle est une force de proposition reconnue, siégeant notamment au Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR). Dans ce contexte, le 2 avril 2026, la Fédération a officiellement renouvelé sa demande d’audience auprès du ministre des Transports.

L’objectif est de profiter de la « clause de revoyure » (l’évaluation biennale du dispositif) pour proposer des alternatives réellement efficaces :

La réfection des infrastructures : l’entretien des routes est une priorité absolue pour la sécurité des usagers vulnérables.

La sécurité passive : lutte contre les rails de sécurité « guillotines » et incitations fiscales pour l’achat d’équipements de protection.

Une mobilité adaptée : négocier des solutions pour les Zones à Faible Émission (ZFE) afin de ne pas exclure les usagers de 2RM.

La sécurité des motards est dans leur formation et leur équipement, pas dans un tampon sur une carte grise. La FFMC 39 reste plus que jamais mobilisée pour que le bon sens l’emporte sur le profit !